Un rapport accuse le groupe Adani de manipulation des stocks et de violation des lois indiennes

Un récent rapport publié par l’organisation à but non lucratif Organized Crime and Corruption Reporting Project (OCCRP) accuse le groupe Adani, un conglomérat indien, de se livrer à des manipulations boursières et de violer les lois indiennes. Le rapport allègue que le groupe a réalisé d’importants investissements dans des actions cotées via des fonds « opaques » en provenance de Maurice, cachant ainsi l’implication de prétendus partenaires commerciaux de la famille Adani.

Selon l’enquête, deux individus, Nasser Ali Shaban Ahli et Chang Chung-Ling, qui ont été présentés comme des investisseurs publics dans les documents déposés en bourse, sont en réalité des initiés du groupe Adani. Cela viole les lois indiennes et permet de manipuler les cours boursiers avec moins de fonds. Le rapport affirme que les fonds d’investissement utilisés par Ahli et Chung-Ling ont reçu des instructions d’une société contrôlée par Vinod Adani, un membre haut placé de la famille Adani.

Outre ces conclusions, le rapport souligne la proximité perçue du Groupe Adani avec le Premier ministre Narendra Modi et son rôle central dans les plans de développement du pays. Il allègue également que le groupe viole la règle du Securities and Exchange Board of India sur l’actionnariat public minimum, qui exige que les entreprises détiennent une participation maximale de 75 % et le reste dans l’actionnariat public.

Le rapport de l’OCCRP révèle en outre l’implication d’Excel Investment and Advisory Services Ltd, une société offshore basée aux Émirats arabes unis. Les factures et les relevés de transactions indiquent que les sociétés de gestion des fonds ont payé des frais de conseil à Excel, ce qui soulève des inquiétudes quant à la justification des investissements.

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Ces allégations surviennent à un moment où le groupe Adani est déjà sous surveillance, la Cour suprême ayant formé une commission chargée d’enquêter sur les allégations précédentes formulées dans le rapport Hindenburg début 2023. Le rapport soulève également des questions sur la sensibilisation et les actions du régulateur du marché en réponse aux allégations.

Dans l’ensemble, le rapport de l’OCCRP ajoute aux inquiétudes persistantes concernant les pratiques du groupe Adani, suggérant une manipulation potentielle des stocks et des violations des lois indiennes.

Sources : The Guardian, Financial Times.

L’article original accuse le groupe Adani de manipulation des stocks et de violation des lois indiennes.